Femmes, rhétorique et éloquence sous l’Ancien Régime PDF

Ce qu’ils partageaient était leur engagement fondamental envers le scepticisme: une croyance que les êtres humains ne peuvent pas être certains dans leur connaissance du monde, et donc aucune philosophie ne peut être dite vraie.


Femmes, rhétorique et éloquence sous l’Ancien Régime
Sous la direction de Claude La Charité et Roxanne Roy

Vir bonus dicendi peritus, aurait dit Caton le Censeur : l’homme de bien est habile à la parole. Et la femme de bien ? Et les femmes, plus généralement, dans les sociétés qui leur refusent l’éducation ? À première vue, personne ne semble plus étranger que les femmes d’Ancien Régime à la rhétorique, cet «art de persuader par la parole» révéré depuis l’Antiquité. Rien ne semble davantage réservé aux hommes, qui l’apprennent dans les collèges, à côté de la grammaire et de la logique, avant de le mettre en pratique dans l’enseignement supérieur, la justice, le conseil…, professions exclusivement masculines. Et pourtant, du XVIe siècle aux Lumières, nombreux sont les témoins qui insistent sur l’éloquence remarquable de leurs contemporaines. C’est dire si cet ouvrage collectif, le premier en français à s’intéresser à une telle problématique, repose sur une gageure apparente : y aurait-il une forme d’éloquence féminine étrangère à la rhétorique ? Y aurait-il une rhétorique apprise ailleurs que sur les bancs des universités ?

Contributions de Marilyne Audet, Jean-Philippe Beaulieu, Marc André Bernier, Renée-Claude Breitenstein, Michèle Bretz, Stéphanie Bung, Mélinda Caron, Constance Cartmill, Catherine Cessac, Jane Couchman, Marie-Ange Croft, Diane Desrosiers, Myriam Dufour-Maître, Nathalie Freidel, Isabelle Krier, Claude La Charité, Cinthia Meli, Chloé Pardanaud, Eugénie Pascal, Marie-Françoise Piéjus, Guy Poirier, Roxanne Roy, Gilbert Schrenck, Jürgen Siess, Sophie Tonolo, Madeleine Van Strien-Chardonneau, Eliane Viennot, Tristan Vigliano et Margarete Zimmermann.

Jack Goody (Ed.), L’alphabétisation dans les sociétés traditionnelles. La seule chose nécessaire pour les deux est la vie de Dieu, et cela ne devrait pas être présumé trop vite. D’abord, un avocat acquiert une grande expérience dans la rédaction de discours.-}