La crise de la croyance économique PDF

Ces résultats expliquent pourquoi les différentes générations ont des modèles d’investissement différents.


La crise financière mondiale a révélé l’intensité d’une série de crises structurelles : celle d’un ordre mondial dominé par les États-Unis, désormais fortement contesté par l’affirmation des pays émergents, en premier lieu la Chine, celle d’une mondialisation financière sans contrôle largement déconnectée des besoins des populations, et finalement, la crise d’un «capitalisme historique» incapable de proposer une organisation économique stable et juste. Ressuscitant John Maynard Keynes et Karl Marx, la crise a ébranlé la doctrine néolibérale, ce «consensus de Washington» qui s’était épanoui après la fin de la guerre froide, au début des années 1990. Au moment où s’accroissait la conscience d’une crise écologique globale, elle est devenue l’objet de multiples interprétations, mettant à l’épreuve les cadres d’analyse et les doctrines des divers agents présents dans le champ du pouvoir : chefs d’entreprise, acteurs politiques, économistes, experts, journalistes, intellectuels, dirigeants syndicaux ont développé leur propre analyse de ses causes, ses enjeux et des «réponses» qui peuvent lui être apportées. Ces conflits d’interprétation, cristallisés dans des discours de natures extrêmement variées, font partie de la réalité économique et sont les témoins des nombreuses luttes qui la traversent.

Frédéric Lebaron est sociologue, professeur à l’université de Picardie-Jules Verne et membre de l’Institut universitaire de France. Il dirige le Centre universitaire de recherches sur l’action publique et le politique – épistémologie et sciences sociales (UMR 6054, UPJV-CNRS). Il est l’auteur de La croyance économique. Les économistes entre science et politique (Seuil, 2000) et Le savant, le politique et la mondialisation (Croquant, 2004). Il anime l’association et la revue Savoir/agir.

Tout au plus, il pourrait y avoir une production disproportionnée qui serait rapidement éliminée par la libre concurrence, mais pas de surproduction générale. Il existe des inégalités flagrantes avec des écarts importants entre les sexes. L’existence d’une relation positive générale entre le ratio déficit public / dette publique / PIB et les taux d’intérêt nominaux ou réels (retrouvés dans le modèle IS-LM ou dans le modèle New Consensus) doit donc être reléguée à la poubelle.-}