La photographie comme métaphore d’elle-même PDF

Non seulement Carson se concentre-t-elle sur le même sujet, mais elle adhère aussi à la même forme; en effet, le roman est composé de sept sections: un essai sur le poète grec Stesichoros, des fragments traduits de Geryoneis de Stesichoros, une séquence lyrique basée sur les Géryonis, un palinode, une fausse interview et deux appendices.


Le thème général de cet essai relève d’un partage de l’image photographique. Cette dernière est présentée comme une chose jumelée, prise en étau entre contenant et contenu, entre ce qu’elle montre et ce qu’elle cache, entre copie et simulacre, entre support, soit le corps de l’image, et surface, soit le visage de l’image. C’est à partir de ces points de rencontre, d’achoppement, d’instabilité, que l’image a été réfléchie. Les divers constats théoriques qui nourrissent cette approche orchestrent un réexamen ontologique du médium photographique, en même temps qu’une redistribution des priorités du regard. La primauté de la chose représentante (le médium lui-même) sur la chose représentée (le référent), initie une spéculation sensiblement moderniste : la photographie en tant que métaphore d’elle-même. La procédure employée s’apparente approximativement à un transplant de la photographie au sein de divers champs esthétiques diversement orientés par l’ontologie, la phénoménologie, la poésie, la mythologie, et la psychanalyse, pour en constater l’acclimatation et/ou le rejet.

Le porter sera un moment magique, où une femme met non seulement la jupe, mais toute la magie qui s’y est introduite. En termes esthétiques, le problème peut être lié à la dialectique entre l’événement sensoriel et le récit de la littérature ou, en photographie, entre l’image photographique et le monde dans lequel elle a été prise. Naturellement, elle est consternée lorsque leur mariage de 40 ans est désorganisé et, par conséquent, son père, dans un cliché cliché, devient un obstacle social embarrassant dans son appartement de Londres.-}