Revue internationale des sciences sociales, N° 191 : Les droits des femmes : militantisme, recherche et politique PDF

Obstacles à la décentralisation: leçons tirées de certains pays.


La Revue internationale des sciences sociales, créée en 1949 par l’UNESCO, est publiée en cinq langues : anglais, français, arabe, chinois et russe. Une version en espagnol se trouve sur internet, au site www.unesco.org/issj.
La revue vise à rapprocher les communautés de spécialistes des sciences sociales, ainsi qu’à porter à la connaissance d’un large public des informations et des discussions en sciences sociales qui sont déjà connues des milieux spécialisés.
Les numéros sont en général organisés autour d’un dossier thématique coordonné par le rédacteur en chef en collaboration avec un conseiller de la rédaction. Des manuscrits non commandés peuvent aussi être pris en considération, paraissant sous les rubriques «Tribune libre», «Le milieu des sciences sociales» (articles sur des questions professionnelles dans le domaine des sciences sociales), et «Dossiers ouverts» (articles faisant suite à des échanges de vues thématiques antérieurs). Les informations sur les abonnements figurent en troisième de couverture.

Ce numéro (191) : Les droits des femmes
Conseiller de la rédaction : Valentine M. Moghadam

Porté par la deuxième vague du mouvement féministe, la recherche universitaire a montré la manière dont les relations homme/femme sont inscrites dans les lois et les normes, les pratiques culturelles, les relations sociales et les actions collectives, ainsi que dans les institutions sociales comme les marchés, les systèmes étatiques, les normes familiales, les systèmes éducatifs et les médias. Certaines conclusions de cette recherche ont été adoptées par des instruments internationaux qui donnent clairement au système des Nations Unies mandat de travailler vers la concrétisation de l’égalité homme/femme et des droits des femmes.
Ces instruments ont besoin de la collaboration des gouvernements afin de développer l’autonomisation des femmes dans les domaines sociaux, politiques, économiques et culturels. Les essais du premier dossier, recueillis par Valentine M. Moghadam, reprennent le débat lancé dans le numéro 184 de l’ISSJ et réexaminent les différentes façons dont les connexions entre activisme, recherche et politique ont fait progresser les droits des femmes dans différents cadres nationaux. Le deuxième dossier revisite une figure clé des sciences sociales contemporaines : Michel Foucault. Des concepts dérivés de ses oeuvres (y compris le pouvoir/la connaissance, la gouvernementalité, la subjectivation, le soi éthique, la capillarité, etc.) ont été largement utilisés, souvent loin de leur contexte original, pour proposer des perspectives innovantes dans une vaste gamme de disciplines. Les essais recueillis ici se concentrent sur une série de problèmes en particulier (le «politique» au sens large du terme) dans des zones (Afrique, Asie du Sud-est, Amérique Centrale, relations internationales) qui ne font pas partie du cadre de référence de Foucault. Partant de perspectives très différentes, les auteurs se retrouvent sur un point clé : les concepts ne font pas que «voyager», ils se transforment lorsqu’on les utilise. Mais, quand la transformation devient-elle distorsion ? La question reste ouverte…

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Prochain numéro (192) : Dilemmes des constructions nationales

Cette variété de sujet permet à différentes branches de la science, chacune avec une perspective différente, de tenter de définir l’essence et la source de l’agression. Deux manifestants du groupe de défense des droits des pères Fathers 4 Justice, basé au Royaume-Uni, manifestant à Peterborough en 2010. À quelques exceptions près, comme la Société chinoise pour les études des droits de l’homme, créée pour servir la diplomatie des droits de l’homme des autorités et étudier les normes internationales, les domaines d’intérêt des GONGO sont similaires à ceux des groupes plus autonomes.-}