Sociologie économique – État, marché et société dans le capitalisme moderne PDF

Cela rend d’autant plus étonnant que l’attention portée à l’étude des marchés dans la théorie économique moderne ait été restreinte, mais aussi dans d’autres sciences sociales traitant de sujets économiques.


Les sociologues, du moins nombre d’entre eux et des plus marquants (Weber, Durkheim, etc.) se sont toujours intéressés à l’économie. L’émergence et le développement du capitalisme, au-delà des réflexions et des prises de position induites par le marxisme, ont motivé leurs efforts de compréhension. L’organisation, la dynamique, les interdépendances avec le social de ce système ont fait l’objet de multiples travaux. Surtout, les analyses de l’efficacité, de la rationalité, mais aussi de la régulation institutionnelle du capitalisme ont nourri des débats continus de méthode qui ont en partie contribué à définir les frontières de la sociologie et de l’économie. C’est ce cheminement complexe, balisé par des interventions d’intérêt majeur concernant les démarches et l’emprise des diverses sciences sociales, que l’ouvrage retrace, avant d’en arriver à la présentation critique des paradigmes les plus récents de la sociologie économique.Sur ce point, l’auteur accorde une place privilégiée à un courant spécifique, la Political Economy, qui propose une analyse comparée des modes de régulation institutionnelle du capitalisme. Cette approche insiste sur la diversité des cadres sociaux et institutionnels dans lesquels s’encastre l’économie, et contribue ainsi à rendre compte des différentes logiques de construction sociale du marché.Au total, cet ouvrage remarquable par sa profondeur de champ et son acuité critique sera d’un apport précieux pour les sociologues, comme pour tous les intervenants en sciences sociales qui réfléchissent sur le statut de l’économique. Il intéressera aussi le public averti désireux de mieux appréhender les évolutions des systèmes socio-économiques contemporains.Sa publication originale, puis sa traduction en langue anglaise, ont constitué un élément important d’un débat bien engagé au niveau international ; l’édition de sa traduction française contribuera à assurer l’insertion des étudiants, enseignants et chercheurs français dans ce débat.CARLO TRIGILIA est professeur de sociologie à la Faculté de sciences politiques Cesare Alfieri de Florence. Directeur de l’influente revue Stato e Mercato («  État et marché  » ), il a publié notamment Grandi partiti e piccole imprese (Il Mulino, 1986), Sviluppo senza autonomia (Il Mulino, 1992), et, en collaboration avec Arnaldo Bagnasco, La construction sociale du marché (éditions de l’ENS-Cachan, 1993).
Préface. Sociologie économique : État, marché et société dans le capitalisme moderne (par M. Oberti). Introduction : Qu’est-ce que la sociologie économique. Les classiques de la sociologie du capitalisme. De l’économie classique à la sociologie économique. Origines et développements du capitalisme : Simmel et Sombart. Capitalisme et civilisation occidentale : Max Weber. Les conséquences sociales du capitalisme : Durkheim et Veblen. La Grande Crise et le déclin du capitalisme libéral : Polanyi et Schumpeter. La sociologie économique contemporaine. L’héritage des classiques. La modernisation et le développement des régions sous-développées. La political economy comparée. La crise du fordisme et la nouvelle sociologie économique. La mondialisation et la diversité des capitalismes.

Dans de tels métiers, chaque partie gagne une valeur subjective supplémentaire, ou profit, de la transaction. Une série d’articles est en cours sur la base de données longitudinales pour examiner un large éventail de problèmes en sociologie économique. La sociologie est par tradition habile à tracer la structure des groupes ainsi que les mentalités de leurs membres, tandis que les économistes tendent souvent à utiliser un concept de travail non différencié et soulignent le rôle crucial joué par la productivité du travailleur (selon la norme formule de la théorie de la productivité marginale, voir cependant aussi l’approche différente de l’économie du personnel dans Lazear, 1995).-}