Tourner le dos : Sur l’envers du personnage au cinéma PDF

Je pensais que ça la ferait se sentir en sécurité mais ça lui faisait peur.


Abbas Kiarostami raconta un jour que son chef opérateur interrompait les prises de vue dès qu’un acteur tournait le dos trop longtemps : alors que le cinéaste trouvait intéressant de continuer à tourner «malgré» le dos, son collaborateur ne voyait nullement la raison de s’attarder sur des profils perdus.

Le dos d’un personnage n’est souvent pour le spectateur que la promesse d’un retournement. Bien des affiches en font aujourd’hui un tel usage : ce qu’elles refusent, le film l’offrira, et plus rien ne se dérobera à la vue du spectateur.

Mais que se passe-t-il, au cinéma, lorsqu’un dos se fait pure présence, attire l’oeil, se donne, pour un instant intense, comme le tout de l’image ? Des plans troublants ont suscité cette question lancinante. Surgis de films de Hitchcock, Mizoguchi, Antonioni et tant d’autres, ils constituent les moments de vacillement d’où sont nées les études réunies ici.

Benjamin Thomas est maître de conférences en études cinématographiques à l’université de Strasbourg. En 2009, il a publié Le Cinéma japonais. Cadres incertains aux Presses Universitaires de Rennes.

Un nouvel espoir n’a pas de mini maître Jedi avec une canne et le meilleur rire de l’univers Star Wars. L’épisode final de la première saison retourne l’allusion quand Ford est abattu à l’arrière de la tête, ce qui est exactement la façon dont la vie réelle Ford a tué James. Marvel aurait même publié un édit où, selon A.V. Club, les écrivains ont été «interdits de créer de nouveaux personnages», de peur qu’ils ne finissent dans la poche de Fox dans les salles.-}